Quel Millennial êtes-vous ?

07/09/2017

Quatre profils de Millennials face aux mutations du travail

Souvent caricaturés, les Millennials ont fait l'objet d'une étude qui montre - à travers leurs comportements face aux mutations du travail - la diversité d'une génération qui représentera en 2020, 50% de la population active.

Le stéréotype des Millennials

Hyper connectés, impatients, paresseux, infidèles… le profilage des Millennials - les jeunes nés dans les années 80 et 90 -  était jusqu’à présent plutôt réducteur et assez peu flatteur concernant leur relation au travail. Une vraie caricature ! Au point qu’eux-mêmes ne pourraient plus se supporter !

Les jeunes de 18 à 30 ans face au travail en mutation 

Mais l’arbre cache la forêt et les Millennials ne sont pas tous des clones ! C’est ce que démontrent Viavoice, Manpower et les Echos Start, à travers leur étude Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation.

Les Millennials : une génération plurielle au travail

En fonction de leur personnalité, les Millennials adopteraient des stratégies différentes face aux mutations du travail. L’étude dégage ainsi quatre groupes en croisant deux axes. Sur l’axe des ordonnées : « les entreprises devront s’adapter aux aspirations des salariés »  / « les salariés devront s’adapter aux entreprises ». Sur l’axe des abscisses : « stabilité » / « évolution ». Voyons quelles sont les caractéristiques de ces profils.

 

Millennials & travail : 4 profils

 

  • Les « fragilisés » 

Une tension forte entre désir de stabilité et monde en mutation

Les fragilisés représentent 28% des répondants, c’est-à-dire la population la plus importante des sondés.  Ce sont ceux qui pensent que les salariés devront s’adapter aux attentes de l’entreprise et qui expriment paradoxalement un souhait fort de stabilité.

Conséquence : ils voient le travail comme une source de contraintes plutôt que d’épanouissement. Ce point de tension entre le désir de stabilité et un monde en mutation qui force l’adaptabilité est le pivot des résultats qui suivent.

Un emploi stable avec des missions bien définies

L’étude indique qu’ils sont plutôt issus de milieux populaires dans des emplois précaires et/ou à faible niveaux de responsabilité. En termes d’objectifs concernant le travail, ils sont partagés entre trouver le métier rêvé et qui leur correspond vraiment (54%) et pouvoir subvenir aux besoins de leur famille (53%).

Sans surprise ce sont les moins mobiles (39%) et les moins optimistes (21%) quant à leur avenir professionnel. De manière très flagrante, ce sont aussi proportionnellement les moins nombreux par rapport aux autres groupes à penser que la robotisation & le digital (17%), l’ubérisation (26%), la mondialisation (22%) et la simplification du droit du travail (33%) constituent une chance.

Pour finir, ils sont proportionnellement deux à trois fois moins que les autres catégories à préférer un métier avec des missions qui évoluent souvent selon les besoins.

Les valeurs plébiscitées

Les fragilisés privilégient à 42% la qualité, à 40% la reconnaissance et à 37 % l’écoute.

Nous sommes ici dans un portrait très éloigné des stéréotypes qui entourent la Génération Y, et c’est pourtant la catégorie la plus importante dégagée par l’étude.

 

  • Les « optimistes exigeants » 

L’archétype de la génération Y

Diamétralement opposés aux « fragilisés », les « optimistes exigeants » regroupent 27% des sondés. Ils se reconnaissent dans deux traits majeurs : ils pensent que les entreprises devront s’adapter aux aspirations des salariés et expriment un souhait d’évolution.

Le travail comme source d’épanouissement

C’est le seul groupe qui pense majoritairement le travail comme une source d’épanouissement à la fois dans le présent mais aussi à l’avenir. C’est aussi la catégorie la plus optimiste pour l’avenir professionnel (55%).

Des acteurs du changement et de leur propre développement

Le souhait d’évolution est aligné avec les changements en marche de la société et des organisations.  Des préférences fortes pour un métier qui évolue (87%) et une entreprise agile (98%) sont exprimées. Objectif :  avoir le métier rêvé et sur-mesure (55%).

La quête du travail idéal

C’est également le seul groupe qui place comme valeur principale l’écoute (51%) devant la qualité et la reconnaissance (42%).  « Les optimistes exigeants » sont par ailleurs d’après l’étude agiles, en quête de sens, d’équilibre vie personnelle et vie professionnelle. Cela  implique que l’entreprise prennent en considération leurs valeurs et leurs souhaits, faute de quoi ils peuvent être tentés de partir à la recherche d’une autre aventure (71%), notamment vers l’entrepreneuriat. Cette quête du travail idéal est le casse-tête des RH en matière de développement, engagement et fidélisation des jeunes Talents.

 

  • Les optimistes flexibles

Souhait d'évolution et adaptation aux entreprises

Ils représentent 27% des sondés. Ils pensent, comme les « fragilisés », que les salariés devront s’adapter aux attentes de l’entreprise et partagent avec eux l’objectif de pouvoir subvenir à leur besoins (56%) à travers le travail. Mais comme les « optimistes exigeants », ils expriment un souhait d’évolution à travers des missions qui évoluent (99%) dans une entreprise agile (90%) ; de mobilité (67%) et un certain optimisme pour l’avenir professionnel (55%). Ce sont des professionnels qui vont privilégier l’évolution de carrière.

L’évolution de carrière pour subvenir aux besoins

L’étude précise ainsi que la grande différence avec les exigeants, c’est que les « flexibles » négocieront probablement plus facilement avec leur quête de sens et leurs valeurs en échange d’une carrière et d’un confort financier.

Les valeurs 

Sur le podium : la qualité (50%), l’écoute (43%) et la solidarité (38%).

 

  • Les pragmatiques

Souhait de stabilité et adaptation des entreprises aux salariés

Cette dernière catégorie qui représente 18% des sondés partage le souhait de stabilité avec les « fragilisés », mais pense, comme les « optimistes exigeants », que les entreprises devront s’adapter aux aspirations des salariés. Des mutations du travail uniquement supportées par les entreprises qui ménageraient les salariés en s’adaptant à leurs aspirations et donc à leur souhait de stabilité : est-ce réaliste ?

Bien gagner sa vie, avoir un bon salaire

L’étude précise que les répondants sont rassurés par la stabilité d’une grande entreprise. Leur objectif principal est d’avoir un bon salaire. Les changements comme l’ubérisation sont une chance (47%) s’ils permettent d’atteindre cet objectif.  

Un rapport au changement étonnant

On retrouve donc un souhait de mobilité (56%) et un optimisme pour l’avenir (39%) modérés par rapport aux autres catégories. 

Chose étonnante, s’ils n’expriment aucune (0%) préférence pour une entreprise agile, les pragmatiques sont tout de même 65% à préférer un métier avec des missions qui évoluent souvent.  Sortir de sa zone de confort serait-il concevable uniquement si cela répond à un choix ou un besoin personnel ? Est-ce seulement possible dans un monde en mutation ?

Les valeurs

La qualité (48%,) l’écoute (43%) et la reconnaissance (38%).

 

Et vous, quel Millennial êtes-vous ?

Le stéréotype du Millennial impatient, exigeant, conquérant, acteur du changement ne représente donc que 27% des sondés de l’étude, regroupés dans la catégorie des « optimistes exigeants ».

Il serait intéressant de voir dans quelle mesure les données géographiques et socio-professionnelles des parents interviennent dans la typologie qui a été réalisée à partir d’un panel représentatif de la population.

De même, il serait intéressant d’avoir le retour des personnes concernées par l’étude sur cette typologie. Si vous avez entre 18 et 30 ans, vous reconnaissez-vous dans une de ces quatre catégories ?

Quoi qu’il en soit, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des Wonderfoodjobs dans toutes les entreprises agroalimentaires ! Il suffit de mettre en relation le bon candidat avec la bonne organisation.

 

Pour en savoir plus :

Lire aussi :

Christelle Thouvenin pour Wonderfoodjob, solution RH pour la communauté agro
 

 

 

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