Mais qu’est-ce qui fait courir les jeunes professionnels ?

19/02/2019 06:03

La quête du mieux en situation favorable

Malgré un marché, un taux d’insertion, des conditions d’emploi et de rémunération très favorables, les diplômés de 2016 sont plus nombreux que leurs prédécesseurs à rechercher un emploi. Mais qu’est-ce qui fait courir les jeunes professionnels, ces « digital natives » à cheval sur les générations Y et Z ? Zoom sur le sujet grâce à la dernière étude sur l’insertion des jeunes diplômés de l’APEC publiée fin 2018.

 

 

 

Une situation très favorable

2 ans après leur diplomation (2016), et profitant de conditions très favorables et d’une bonne orientation du marché cadre, notamment pour les jeunes :

  • 9 jeunes sur 10 sont en emploi
  • 78% sont en CDI ou en contrats pérennes (contre 75% pour la promotion 2015 et 72% pour la promotion 2014)
  • 71% sont cadres (contre 69% pour la promotion 2015 et 68% pour la promotion 2014)
  • 80% des jeunes se disent satisfaits de leur emploi

 

Mais beaucoup recherchent un meilleur poste en toute confiance …

Cependant, parmi ces jeunes :

  • 34% cherchent un poste, contre 17% pour la promotion 2015
  • 27% des jeunes bénéficiant à la fois du statut de cadre et d’un CDI, recherchent un autre emploi
  • 60% des jeunes satisfaits de leur emploi disent vouloir en changer
  • La propension à la mobilité est toutefois plus importante chez les jeunes diplômés non cadres (47%) et ayant un contrat temporaire (66%).
  • Dans un marché bien orienté pour les jeunes cadres, la recherche d’emploi est envisagée avec confiance et optimisme - surtout chez ceux en poste - et menée de manière proactive, en diversifiant les méthodes de recherche et en utilisant le réseau.

 

… pour améliorer en priorité leurs conditions d’emploi

  • Parmi ces jeunes recherchant un nouvel emploi, l’APEC distingue trois profils : les jeunes en situation précaire recherchant de meilleures conditions d’emploi ; les jeunes envisageant une réorientation professionnelle ; et les jeunes proactifs cherchant à atteindre leurs objectifs et obtenir un emploi à la hauteur de leurs ambitions.
  • Les jeunes en poste à la recherche d’un autre emploi sont nettement moins satisfaits de leur emploi que les autres sur l’ensemble des critères évalués, notamment sur les conditions matérielles de travail, la localisation du poste, la reconnaissance du travail fourni et les relations avec la hiérarchie.
  • Les facteurs qui incitent le plus à la mobilité sont, par ordre d’importance décroissante : le type de contrat de travail, le statut dans l’emploi et la rémunération. Viennent ensuite, de façon un peu plus secondaire : l’intérêt des missions, l’ambiance de travail, les perspectives d’évolution et la reconnaissance pour le travail fourni. Les conditions d’emploi apparaissent donc comme un élément déterminant dans la stabilité dans le poste, même si certains des critères liés au contenu du poste et aux conditions d’exercice du travail ont également un poids notable.

 

L’étude complète de l’APEC fournit de plus amples comparaisons et chiffres sur ce phénomène conjoncturel et générationnel. Globalement, cela conforte l’intérêt pour les entreprises et recruteurs de soigner l’expérience candidat jusqu’à l’intégration des collaborateurs. La RSE, la prise en compte des besoins de flexibilité, le mode de management, la reconnaissance,  la marque employeur sont des éléments incontournables pour donner du sens et de la cohérence au projet d’entreprise mais aussi au projet professionnel des jeunes talents, de plus en plus difficiles à attirer, engager et fidéliser.

 

Photo by bruce mars on Unsplash

Christelle Thouvenin pour Wonderfoodjob

 

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