Où trouver un emploi dans l’agroalimentaire ?

23/02/2018

 L’APEC a identifié les bassins d’emploi agroalimentaire

 

Si vous cherchez un emploi dans l’agroalimentaire, cet article est pour vous !

L’APEC vient de publier une étude inédite intitulée « Cartographie et analyse territoriale des offres d’emploi cadre par secteur ». Elle porte sur la répartition géographique des opportunités d’emploi pour les cadres dans 26 grands secteurs d’activité, dont l’agroalimentaire. L’étude a été réalisée à partir de l’analyse des offres publiées en 2016 à l’APEC.

Le principe de réalité peut-il inciter à des plans de carrière réalistes ou à une meilleure mobilité ?

 

 

 

 

L’agroalimentaire : des offres dispersées, un volume d’offres moins important

Ainsi, d’après l’étude de l’APEC, contrairement à certains secteurs comme l’informatique ; le conseil et la gestion des entreprises ; l’ingénierie et la R&D où il y a une forte concentration dans certains bassins d’emploi (notamment dans les grandes métropoles) doublée d’un volume d’offres élevé … il en est autrement pour l’agroalimentaire.

En effet, alors que les 17 plus importants bassins d’emploi diffuseurs d’offres au global concentrent 82% des offres dans le secteur des activités informatiques, ils ne regroupent que 38% des offres de l’agroalimentaire.

Pour l’agroalimentaire, des bassins d’emploi plus modestes tirent leur épingle du jeu en proposant de très belles opportunités de carrière. Ces dernières méritent que l’on s’y arrête notamment quand on sait que l’agroalimentaire dispose d’un des taux d’encadrement les plus faibles (9%) de l’ensemble des secteurs. Même si le nombre de recrutements cadre est en augmentation (2 100 en 2015 – 3 300 en 2016 et 3 500 en 2017), c’est une réalité du marché qui devrait emmener les candidats à considérer les opportunités des bassins d’emploi modestes.

 

L’agroalimentaire : où sont les bassins d’emploi ?

Spécificité du secteur agroalimentaire, les offres d’emploi sont assez dispersées sur le territoire français, avec malgré tout un dynamisme particulier dans le Nord-Ouest.

Les bassins d’emploi ayant diffusé le plus d’offres en agroalimentaire sur Apec.fr sont Paris (664 offres), Rennes (186 offres), Lille (146 offres), Lyon (144 offres) et Strasbourg (139 offres).

Aux côtés de ce top 5, cohabitent des bassins d’emploi plus modestes mais aussi plus spécialisés : la proportion d’offres en agroalimentaire par rapport au nombre total d’offres diffusées sur le territoire y est particulièrement importante.

C’est le cas du bassin d’emploi de Béthune-Bruay (23% des offres en agroalimentaire), qui accueille différents groupes industriels et sites de production, l’une des plus grandes bioraffineries d’Europe et un important centre de R&D.

C’est également le cas des zones de Thiérache et de Berck-Montreuil, toujours dans les Hauts de France, qui accueillent également plusieurs gros sites de production.

En Bretagne, Saint-Brieuc, Rennes et Lorient font partie des bassins d’emploi comptant un volume significatif d’offres agroalimentaires, représentant un pourcentage important par rapport aux autres secteurs.

Dans les Pays de la Loire, le bassin d’emploi de Sablé-sur-Sarthe compte d’importants sites de transformation de volaille et une fromagerie.

L’Est de la France se démarque avec les bassins d’emploi de Saverne, Forbach et Reims, plutôt spécialisés dans les boissons et spiritueux.

Dans le Sud, ce sont les bassins d’emploi d’Avignon et de Dax qui ressortent.

Si seules les grosses entreprises sont citées dans les résultats de l'étude de l'APEC, il faut aussi prendre en compte toutes les PME et TPE agroalimentaires qui interviennent dans l'écosystème des grosses entreprises ou sont également présentes sur ces bassins d'emploi.

 

La mobilité pour remettre les pendules à l’heure …

Ces chiffres concrétisent une réalité du marché bien connue des recruteurs : les postes en agroalimentaire, et notamment les postes de production, sont dispersés et ne se trouvent pas dans les grandes villes. La plupart des lieux de production sont d'ailleurs excentrés des villes ou dans des zones rurales.

Or, les étudiants et jeunes professionnels n’ont pas tous ce schéma en tête ! Beaucoup se projettent systématiquement dans des grandes villes à des postes de marketing (une caricature !) où le marché est saturé, alors qu’il y a un réel besoin et de très belles opportunités de carrière dans des postes de production plus éloignés des grandes métropoles et offrant une belle qualité de vie.

La conséquence, ce sont des temps de recrutement très longs pour certains postes techniques à grande valeur ajoutée.

Pour sortir de cette situation, maintenir un équilibre des territoires et un secteur agroalimentaire français au meilleur de sa forme, il est important de lever les freins à la mobilité : informer en amont les étudiants sur les carrières dans l’agroalimentaire ; travailler l’attractivité des entreprises ; favoriser la mobilité du candidat mais aussi, le cas échéant, de son conjoint ; encourager l’installation des familles ; avoir une fiscalité attractive …

Car la mobilité, c’est réellement un accélérateur de carrière dans l’agroalimentaire !

 

Crédit photo : Floraliën Gent - CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56027340

 

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Christelle Thouvenin pour Wonderfoodjob, Solutions RH pour la Communauté Agro

 

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