DOSSIER - Transition professionnelle : la partie cachée de l'iceberg

DOSSIER - Transition professionnelle : la partie cachée de l'iceberg

Quand la transition professionnelle est un appel de l’intérieur, quelle place l’identité et le courage occupent-ils dans la courbe du changement ?

Le sujet de ce dossier nous a été inspiré par la conférence «  Le courage de la transition professionnelle », organisée par l’ESCP-Europe Alumni, le 18 février 2016.

Nous avons toutefois pris le partie d’approfondir certaines notions et de rassembler des ressources ainsi que des outils de compréhension et d’accompagnement afin de vous aider à faire le point sur votre situation et à avancer dans votre propre transition professionnelle… vers un Wonderfoodjob, bien sûr !

                                                       

1 - Une transition professionnelle choisie

Gérer l’inconfort, se satisfaire et ronronner ?

Ophélie, 30 ans, travaille depuis six ans dans un grand laboratoire pharmaceutique, mais depuis son retour de congé maternité, elle sent très bien que quelque chose ne va pas. Elle n’arrive pas encore à dire clairement quoi. Mais elle ne se sent plus vraiment en phase avec ce qu’elle fait. Déposer son enfant chez la nounou pour un travail qui ne la comble plus autant qu’avant lui pèse de plus en plus.

René, 56 ans, s’est beaucoup investi dans son travail au point qu’il n’a pas compris ce qui se jouait autour de lui pendant que son attention était focalisée sur le résultat. Le réveil est brutal et douloureux. Il n’est plus aligné avec les « nouvelles valeurs » de son organisation et de ceux qui la composent. Peut-il rebattre les cartes à son âge ? Et comment ?

Johanna, 42 ans, se pose des questions sur une éventuelle reconversion après le rachat de son entreprise par un grand groupe. Dans cette nouvelle entité au marketing très agressif, elle sent bien qu’elle n’est pas au diapason avec elle-même et elle cherche, sans en avoir l’air, le moyen de transférer ses compétences dans un domaine qui aurait davantage de sens pour elle.

Johanna, René et Ophélie ne sont pas véritablement menacés. En s’oubliant un peu, ils pourraient finalement rester confortablement à leur poste, et miser sur la sécurité d’un emploi plutôt que d’aspirer à une activité plus en phase avec leur identité.

Ou être acteur de son changement ?

C’est précisément parce que personne ne leur demande de bouger qu’il va leur falloir trouver dans leurs propres ressources les moyens de le faire, et c’est la raison pour laquelle le mot courage est associé à celui de transition professionnelle.

Contrairement à un changement imposé où l’on demande à l’individu de s’adapter, Johanna, René et Ophélie seront les moteurs de leur propre changement et cela va leur demander d’autant plus d’introspection et de courage qu’ils n’y sont pas obligés.

Nous allons donc explorer via la fameuse courbe du changement les différentes étapes qu’ils vont traverser pour passer d’une situation A à une situation B qu’ils ont choisie et l’influence dans ce processus de la connaissance de soi et du courage.

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de ce dossier !

CT