La France sur le Podium mondial des exportateurs agroalimentaires ?

La France sur le Podium mondial des exportateurs agroalimentaires ?

Jean-Philippe Girard veut faire remonter la France sur le Podium mondial des exportateurs agroalimentaires

Lors de la Conférence de Presse Economique Annuelle de l’ANIA, le 20 mars 2018, Jean-Philippe Girard a dévoilé son ambition de revoir la France sur le Podium des exportateurs mondiaux de produits agroalimentaires.

 

 

Une bonne image à l’international et un excédent commercial 

L’industrie agroalimentaire française a effectué 21% de son CA à l’export en 2017.  Ce CA est réalisé pour 68% par les ETI-GE et 32% par les TPE-PME. Il est inférieur au reste de l’industrie (36%). L’excédent commercial 2017 s’élève à 7,6 Md€, soit + 4% par rapport à 2016, sachant que le coût des matières premières a augmenté.

Les produits français jouissent d’une très bonne image à l’international : qualité, gastronomie, terroir, goût… Parmi les produits qui se vendent le mieux, l’on retrouve beaucoup de produits issus de la fermentation : pain, bière, levures, vins, fromages…

 

Un retard de compétitivité et un recul mondial de l’agroalimentaire français

Mais la France accuse un retard de compétitivité par rapport aux autres pays européens. La valeur ajoutée générée par l’industrie agroalimentaire à l’intérieur de la zone euro à baissé de 15 points au cours des 10 dernières années alors qu’elle est en augmentation en Allemagne, (+0,7%) ; au Royaume -Uni (+11,1%) ; en Espagne (+22 %) et en en Italie (+20,6%)…

Par ailleurs, la France est passée de la 1er place mondiale d’exportateur agroalimentaire en 2004 à la 4ème place en 2017, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Seules 20% des entreprises agroalimentaires françaises exportent contre 80% des entreprises allemandes. C’est un potentiel inexploité pour un pays dont la gastronomie est emblématique et reconnue à l’international.

 

Un manque d’investissements en raison de la guerre des prix des distributeurs

Ce retard est à mettre en corrélation avec l’effondrement du taux de marge du secteur résultant de la pression sur les prix des distributeurs. La valeur ajoutée détruite par la distribution ne permet pas aux entreprises de se développer sereinement et d’aborder d’autres marchés.

Et Jean-Philippe Girard d’ajouter : « Aborder un nouveau marché représente pour une entreprise un investissement de 100 000 à 120 000 € par an et n’est pas rentable avant au moins trois ans. Pour les PME et TPE, c’est un investissement inenvisageable dans un contexte de guerre des prix des distributeurs. Il faut redonner de l’oxygène aux entreprises alimentaires et arrêter l’hémorragie et la destruction de la valeur.  Mon objectif, c’est que la France remonte sur le Podium mondial des exportateurs agroalimentaires ! »

Dans cette optique, l’ANIA va présenter un Projet de Loi Alimentation pour l’équilibre des relations commerciales.

 

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Crédits photo : distel2610 / 553 photos

Christelle Thouvenin pour Wonderfoodjob, Solutions RH pour la Communauté Agro