Droit à la déconnexion : la recette allégée

Droit à la déconnexion : la recette allégée

 

Le Sénat a adopté mercredi 22 juin l’article 25 de la loi Travail sur le droit à la déconnexion sous une forme épurée

 

 

 

 

Le droit à la déconnexion : l’affaire de chaque entreprise

« L’exercice du droit à la déconnexion des salariés dans l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé », devrait faire l’objet de négociations annuelles à partir de 2017 dans chaque entreprise.

En cas de désaccord, c’est l’employeur qui aura le dernier mot. Une responsabilité d’autant plus grande que la proposition de nommer dans chaque entreprise de plus de 100 personnes un référent numérique a été rejetée.

Les sénateurs n’ont pas souhaité préciser que l’objectif était aussi de protéger la « vie personnelle et familiale » des travailleurs, ni que les modalités d’exercice de ce nouveau droit devraient obligatoirement prendre la forme (dans les sociétés de 50 salariés et plus) d’une charte, prévoyant a minima des « actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques ».

 

De l’inspiration ?

Si la loi ne rentre pas dans le détail des actions préventives à mettre en place pour accompagner le droit à la déconnexion, voici quelques actions possibles :

  • blocage des emails à partir d’une certaine heure ;
  • mise en place d’une charte sur le droit à la déconnexion ;
  • promotion de comportements managériaux exemplaires ;
  • accompagnement du télétravail ou du nomadisme au travail ;
  • régulation du reporting ;
  • réflexion sur le management intergénérationnel et autour de l’utilisation des outils de communication…

 

CT