AGROCAMPUS OUEST : des formations appréciées en France et à l’international !

AGROCAMPUS OUEST : des formations appréciées en France  et à l’international !

 

 

Quelles populations, quels critères et dans quels objectifs ?

«  Chaque année, nous faisons une étude sur l’insertion professionnelle de nos diplômés en remontant 10 années en arrière. C’est en quelque sorte une photographie à l’instant T de nos diplômés dans leur première partie de carrière, mais à des stades différents. Nous distribuons cette étude aux étudiants afin qu’ils choisissent leur orientation et leur spécialisation en connaissance de cause », indique Marie-Pierre Petitjean, responsable de la Cellule Insertion Professionnelle d’Agrocampus Ouest.

     

L’étude observe en 2015 les promotions 2014, 2013, 2010 et 2005 des ingénieurs agronomes et des ingénieurs en agroalimentaire (soit 8 promotions) et permet de mesurer la rapidité de l’insertion professionnelle et, ce faisant, l’adéquation des formations au marché.

Les critères utilisés sont le taux net d’emploi ; le salaire moyen brut annuel ; la part de contrat à durée indéterminée ; le pourcentage d’ingénieurs bénéficiant d’un statut cadre et la proportion de diplômés en emploi à l’étranger. Pour les jeunes promotions, la durée de recherche d’emploi ; la proportion de stage s’étant transformé en premier emploi ainsi que le pourcentage de jeunes ayant choisi de poursuivre leurs études sont également pris en considération. La répartition par secteurs et fonctions vient compléter la photographie.

Les résultats transmis sont très éclairants en matière d’insertion professionnelle, de salaire, de répartition par secteur et d’internationalisation.

Une insertion professionnelle remarquable des jeunes diplômés !

Avec un score de 86%, les promotions 2014, interrogées 5 mois après leur sortie d’école, affichent un taux net d’emploi jamais atteint en une décennie !

Chez les « agronomes », ce score remarquable trouve son complément dans la poursuite d’études (10%) et la poursuite en thèse (6%, toutefois nettement plus bas que les 16% de la promotion sortie en 2013). Chez les « agroalimentaires », ce chiffre redonne le moral après une insertion des jeunes diplômés instable depuis 2009. Le stage de fin d’étude, principal moyen d’insertion professionnelle, s’est transformé en emploi pour 43% des ingénieurs en agroalimentaire diplomés en 2014, contre 27% pour les ingénieurs agronomes.

Marie-Pierre Petitjean explique : « Pour certains métiers en tension, comme les productions animales, le recrutement des juniors se fait par le stage, aboutissant à un taux de transformation de 88% chez les étudiants de ce domaine de spécialisation.»

Quant aux diplômés 2013, interrogés 1 an et 5 mois après leur diplomation, ils affichent un taux net d’emploi similaire pour les agroalimentaires (94%) et les agronomes (93%). La durée moyenne de recherche du premier emploi tourne autour de 2 mois (35 à 40% des emplois étant contractualisés avant l’obtention du diplôme), avec un résultat plus élevé chez les femmes agronomes (2,4 mois) qui sont aussi plus nombreuses que les hommes sur le marché. Marie-Pierre Petitjean indique que dans certains domaines d’agronomie, comme par exemple l’environnement, il est nettement plus long de trouver un premier emploi qu’ailleurs.

L’étude révèle par ailleurs un pourcentage de CDI globalement en baisse pour les agroalimentaires (promotions 2014 et 2013) et les agronomes (promotion 2014, 2013 et 2010). Le manque de visibilité sur le maintien ou le développement des activités ou des ressources financières des structures professionnelles expliquent cette frilosité à l’embauche à durée indéterminée.

Des différences de salaires caricaturales

Le salaire moyen brut annuel de toutes les promotions reste assez stable par rapport aux années précédentes, à 2 K€ près.

L’écart de salaire moyen entre les hommes et les femmes - minime et à la faveur des femmes chez les agronomes de 2013 et 2010 - se creuse littéralement quand on regarde les promotions 2010 et 2005, avec entre 8 K€ et 10 K€ d’écart (tous profils d’emploi confondus), soit près de 20%, ce qui est aussi un score national. Des différences de postes (moins de statut cadre pour les femmes) ou de localisation géographique (plus de femmes en emploi en province) font partie des facteurs de variation. Les explications traditionnelles tenant à la gestion de la parentalité et de la carrière sont à mettre en avant et sont autant de pistes à travailler dès les études pour réduire cet écart.

Une répartition des diplômés par secteur assez stable                  

La répartition par secteurs des ingénieurs agronomes évolue peu entre les promotions 2013 et 2005 avec sur le podium les OPA et Instituts techniques, les IAA, la recherche et les établissements d’enseignement publiques et enfin les cabinets d’études et de conseil.

Quant aux ingénieurs en agroalimentaire, la répartition par secteurs fait la part belle aux IAA (dont ¼ à 1/3 en industrie laitière), aux cabinets d’études et conseil et à la grande distribution. On observe l’augmentation de la part de diplômés dans le secteur cosméto-pharma-santé chez les diplômés 10 ans après leur sortie, ce qui peut s’expliquer par des transferts de compétences vers ce secteur après une première partie de carrière.

Les formations AGROCAMPUS OUEST s’exportent bien !

Mais l’excellente nouvelle de cette étude tient au nombre important de diplômés qui travaillent à l’étranger. « 29 % ! Vous pouvez-être drôlement fière !, m’a dit le dirigeant d’une grosse entreprise laitière », raconte Marie-Pierre Petitjean. Chez les jeunes promotions 2013 et 2014, en moyenne 10% des diplômés sont en emploi à l’étranger. Chez les promotions 2010 et 2005, les taux sont plus élevés, notamment chez les ingénieurs en agroalimentaire où il atteint respectivement 29% et 26%. Il est vrai que les stages obligatoires à l’étranger pour tous facilitent l’ouverture des projets professionnels vers l’international et ainsi la mobilité des diplômés.

En résumé, ces chiffres sont le signe que les formations d’AGROCAMPUS OUEST sont appréciées et reconnues à l’international autant qu’en France.

Marie-Pierre Petitjean et Christelle Thouvenin pour WONDERFOODJOB.COM, site emploi-recrutement dans l'agroalimentaire